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Sérenade for strings in E major Op 22: Tempo di valse

Yehudi MENUHIN

 

IMGP7994

 

Avant de venir vous faire un point en fin de semaine sur toutes les avancées encourageantes de ce projet, j'ai eu envie de vous parler de changement... 

 

Forcément quand on décide de mettre en place ce type de projet, on se pose la question de savoir ce qui nous y amène ?  Est-ce une fuite ou une émancipation ?

 

Qu'est que l'on va y chercher et pourquoi ressent t'on ce besoin incroyable de vivre cette aventure ?

 

Oui je me suis posée la question et oui j'y ai répondu.

Nous changeons, nous évoluons grâce à plusieurs facteurs, qui sont psychologiques, sociologiques, philosophiques...

 

Mes expériences de vie personnelle et professionnelles sont venues nourrir ce projet, il y a une logique d'évolution, un travail qui petit à petit amène à prendre des décisions et à les assumer, les réaliser parce qu'elles viennent logiquement contribuer à cette évolution. Je vais faire ce tour du Monde parce j'ai envie de le faire, non pas pour fuir quoique ce soit, mais à l'inverse, pour continuer à venir construire ma vie, mes projets. Continuer à lui donner du sens et apprendre encore de tout ce que je pourrais découvrir, voir, rencontrer, comprendre, entendre, lire, écrire et aimer.

 

Et je ne peux m'empêcher de jubiler quand je lis ce genre de choses que vous trouverez dans l'article "Changer sa vie: Une question de sociologie... que je vous propose plus bas.

 

"Si donc la bifurcation biographique est possible, et même fréquente dans nos sociétés, c’est parce que l’espace des possibles s’est ouvert, relativement tout au moins, et que rejouer sa vie est pensable et possible, et même encouragé par des mesures spécifiques (comme la formation tout au long de la vie ou le leitmotiv contemporain de l’égalité des chances rejouable tout au long de l’existence). Bref, c’est donc que la structure sociale permet, voire encourage, des réversibilités." 

Oui continuer à apprendre change la vie, et permet l'émancipation et la réalisation de soi... Apprendre pour accepter de changer et continuer à donner du sens, de la valeur, de la vérité et de la beauté à tout ce que l'on fait... 


Dossier : Le changement personnel Revue Sciences Humaines

Introduction : Peut-on changer sa vie ?

Qu'on le veuille ou non, des changements s'opèrent en nous de manière plus ou moins discrète au fil du temps et au gré des événements. Il est donc normal que l'envie d'avoir une prise sur ces transformations se manifeste un jour, tout particulièrement dans les périodes de crise (licenciement, rupture sentimentale, maladie, etc.).

L'époque elle-même incite au changement, tant elle valorise l’ouverture, la mobilité et la nouveauté. L’individu accordant de plus en plus d'importance à sa « réflexivité », le changement personnel est désormais vu sous l'angle du choix et de la décision assumée, tendance accentuée par la vague du développement personnel.

Parfois, certains tentent le grand saut dont chacun a déjà rêvé : ce changement radical d'environnement pour découvrir de nouvelles voies, apprendre à se connaître, bref « se réaliser ». Ce type d’initiative permet d'amorcer un changement d'ordre interne - modification comportementale, affirmation de la volonté, régulation émotionnelle - ou externe - reconversion de carrière, changement d'identité parfois même changement de sexe.

Pourtant, ces changements, aussi spectaculaires soient-ils, ne sont pas toujours les plus profonds. Il est possible de changer complètement de vie sans changer soi-même, comme tendent à le montrer certains travaux récents en psychologie. Ces «  tournants de l’existence » peuvent aussi s’inscrire dans un mouvement général, social ou générationnel : certains sociologues tiennent ainsi des statistiques prenant en compte l'âge, le sexe et la catégorie sociale des personnes, et montrent la fréquence des changements d’orientation sexuelle à la ménopause ou encore les effets de la crise de la quarantaine par exemple.

Quelle que soit la manière dont s'y prend l'individu, changer est un défi à l'issue incertaine, mais vouloir changer engage à un réel travail. Encore faut-il accepter l'idée du changement, faire clairement la différence entre fuite et émancipation, démêler désirs personnels et injonctions sociales. Entre psychologie, sociologie et philosophie, ce dossier pluridisciplinaire a pour ambition de mieux décrypter ces mécanismes invisibles.
 


Le changement de vie est rarement une brusque métamorphose faisant passer d’un état à un autre. En réalité, les méandres de la vie sont souvent incertains, mêlant rêves et contraintes, brusques bifurcations et transformations hésitantes. Un « agir faible » loin des modèles héroïque de la transformation de soi.

On a tous rêvé d’une autre vie. Non pas tant de devenir milliardaire ou rock star à qui millions et groupies sont promis. Mais plus fondamentalement d’une autre vie pour soi, à soi. Pouvoir battre à nouveau les cartes et refaire la donne. Faire machine arrière et éviter ce dans quoi l’on s’est enfermé. Avoir une deuxième chance, en quelque sorte. Recommencer sa vie tout bonnement. Mais si changer sa vie est un travail sur soi, c’est aussi un travail permis, soutenu, produit socialement. On ne change pas sa vie tout seul parce que, tout simplement, on ne change pas de vie comme cela. Les sociologues ont toujours rappelé qui la force des déterminismes sociaux (la socialisation primaire, l’habitus…), qui les coûts de la mobilité sociale (la névrose de classe, le poids du statut de transfuge…), qui la pesanteur des actions passées (les paris adjacents contraignant à poursuivre malgré soi dans la voie engagée).

 

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