DVORAK

Rondo for Cello in G minor op 94

YO- YO MA

 

 

 

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J'ai hâte de retrouver le temps de vous écrire un "vrai" article personnel... Certainement dès que j'aurai avancé un peu plus sur la recherche "d'aventuriers investisseurs"... Prendre le temps de vous le raconter peut être aussi,  c'est une sacrée expérience que d'aller rencontrer des entreprises et de leur expliquer à quel point il est important qu'elles investissent pour ce type de projets...

 

Il faut du temps pour convaincre et laisser à chacun aussi le temps de prendre la décision... Pour les entreprises cela prendra aussi plus de temps que prévu...

Je pensais avoir toutes les écoles fin janvier et c'est arrivé juste vendredi dernier... Nous allons commencer à construire les projets des uns et des autres...

Ne pas se donner d'échéances trop précises, trop contraignantes... Là est tout le défi d'un chef de projet... Savoir que cela arrivera au moment voulu... Avec le temps... Et ne rien lâcher...

 

Prendre le temps d'accepter de ne pas pouvoir tout faire, de ne pas pouvoir écrire alors que je commence à franchement aimer cela... Sans délaisser ce blog qui est la structure essentielle de communication de cette aventure...

 

Alors je prends le temps de lire et de vous transmettre cet article que je trouve très intéressant sur l'idée de transformer les lieux de savoirs... Rien de révolutionnaire, juste une adaptation aux nouveaux outils...

 

Voici pour quelques jours, de quoi se poser quelques questions sur des méthodes pédagogiques... Et forcément ce Tour du Monde vient apporter un peu d'eau au moulin de cet article et à l'utilisation du numérique...

Sortir des lieux de savoirs... Pour y apprendre quoi ? pour y faire quoi ? et avec quels outils ?

 

Une autre façon de voir les choses... Rien que cela...

 

 

Bruno Devauchelle : "N'ayez pas peur de rêver !"

Article Thot Cursus

 

Bruno Devauchelle a récemment publié un ouvrage intitulé "Comment le numérique transforme les lieux de savoirs".

 


Fort de 30 ans d'examen attentif et surtout d'utilisation des outils numériques pour apprendre et enseigner autrement et mieux, il dresse un constat préoccupé sur la difficile mutation des "lieux de savoirs" (bibliothèques, musées, écoles, universités...) qui peinent à tirer les leçons des bouleversements induits par l'accès de plus en plus facile à l'information via les outils numériques.

Mais loin de rester sur ce constat, B. Devauchelle prône la création de "maisons du savoir", espaces physiques autant que virtuels, qui décloisonneraient les disciplines, les champs de compétences, et surtout faciliteraient la mise en place de véritables parcours de formation interinstitutionnels pour tous leurs usagers.

Nous avons engagé la conversation avec Bruno Devauchelle pour en savoir un peu plus sur ce qui est encore une utopie, une utopie qui toutefois stimule la réflexion et fait avancer.

 

Bruno, tu fais dans ton dernier ouvrage le constat de la remarquable résistance des "lieux de savoirs", et du monde scolaire en particulier, au bouleversement des modalités d'acquisition des savoirs induit par la généralisation de l'accès aux outils numériques. Pourtant, tous ces lieux n'ont-ils pas intégré, bon gré mal gré, le numérique dans leur politique de diffusion et de construction des savoirs ?


Oui, ils l'ont fait. Mais ils ont dans un premier temps intégré les outils numériques pour renforcer leurs missions fondamentales : conserver les oeuvres, les mettre à disposition selon des modalités et un filtrage inhérents à leur position institutionnelle, pour ce qui est des musées et des bibliothèques. Le monde scolaire pour sa part a lentement intégré les outils numériques pour améliorer ses modes d'action et d'enseignement traditionnels, bien plus que pour en inventer de nouveaux. On le voit notamment avec l'usage intensif du diaporama ou des courtes vidéos en classe : cela améliore le cours magistral, sans le remettre en cause. Certains outils numériques sont d'ailleurs très, presque trop performants dan ce genre d'usage, et on ne s'étonnera pas par exemple que nombre d'enseignants aient craint que ces outils ne se substituent à eux, dans leurs tâches les plus traditionnelles de répétition, d'aide à la mémorisation, d'entraînement via des exercices systématiques... très aisément automatisables.


La mécanisation de l'enseignement est donc bien un risque important pour les enseignants ? 

Oui, surtout si l'on considère que les outils numériques permettent aux apprenants de prendre le  temps d'apprendre, à leur rythme, ce que ne permet pas l'école. Mais cette mécanisation connaît des limites évidentes : celles qui sont liées à l'accompagnement, à la socialisation et à la présence de tiers aidants dans l'apprentissage. A ce niveau, ce n'est pas l'apprentissage mécanisé, automatisé via des dispositifs électroniques qui pose problème au monde scolaire, mais bien la mise en réseau des apprenants, l'énorme potentiel d'interactions humaines que portent les réseaux sociaux.


A travers ces réseaux, chacun a donc la possibilité d'apprendre, en se faisant aider et en aidant en retour ? 

C'est vrai pour certains, moins vrai pour d'autres. Les apprenants les plus autonomes et les plus conscients de leurs stratégies propres d'apprentissage s'en sortent parfaitement seuls. On retrouve là la figure de l'autodidacte qui est fort ancienne, mais qui ne concerne qu'une minorité d'individus. La grande majorité d'entre nous peine à acquérir l'autonomie qui lui permettrait d'auto-diriger ses apprentissages, de les structurer en un tout cohérent. C'est là que l'accompagnement s'avère indispensable. D'autant plus que l'on peut avoir acquis une grande autonomie dans certains types d'apprentissages, et être très démuni lorsqu'on aborde de nouveaux champs, ou des modalités d'apprentissage inédites.

 

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