Philip Glass

Symphony N°4 "Heroes" III Sense of Doubt

Work of Philip Glass 

 

 

 

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Oeil du temps surréaliste... Dali...

 

J’avais envie de vous écrire avant de partir pour le Costa Rica…


J’ai plein de choses à vous raconter et en même temps, j’avais envie de ce moment particulier…


Et puis comme d’habitude il suffit d’être patient et de s’inspirer des expériences de la vie, celles qui vous offrent tant à travers les rencontres et les évènements…


Hier soir je suis allée au Théâtre… Au Théâtre de St Lô, dans la Manche, avec ma grande sœur, vous savez la bibliothécaire… La veille j’étais venue l’écouter faire de la lecture à haute voix avec ses compagnons lecteurs… Des lectures sur le thème de "La Famille", Marguerite Duras, Jean Louis Fournier, Daniel Picouly, Jacques Brel, Jacques Prévert, Gisèle Pineau et bien d'autres... Des lectures magnifiques...

 

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La pièce à laquelle nous avons assisté s’appelle « Le Cabaret des jours heureux » par la compagnie Alias Victor… C’est une création originale qui à mon avis ne se produira pas partout dans le monde, mais si elle passe près de chez vous allez y… Il y a des soirées qui viennent confirmer votre ressenti…


J’ai senti en venant ici une énergie particulière… Déjà le matin j’avais rencontré Sylvie, une ancienne psychologue, qui  propose d’aller découvrir les habitants du désert marocain et qui anime en même temps des ateliers théâtre… Aujourd’hui elle travaille sur un texte de Jean Pierre Simeon « Stabat Mater Furiosa », un texte sur la paix… Un texte écrit par un homme pour une femme. C’est un long cri, un poème, une libération, une ultime parole, une nécessité pour pouvoir continuer de marcher…


« Le cabaret des jours heureux » c’est une indignation, quatre comédiens qui viennent nous parler de notre histoire. L’histoire de ces hommes et ces femmes qui ont un jour prôné la liberté et qui ont pris des risques pour cela. Une concentration d’idées qui ont construit notre démocratie et son évolution vers le monde de la consommation, l’évolution d’un discours politique, sociétal, vers un discours financier...


Un engagement humain devenu un produit économique…


Alors j’ai eu envie de partager juste quelques extraits… Pour ceux qui auraient besoin de références pour construire leur chemin de demain… Et parce que j’ai vécu cette soirée comme un message supplémentaire de valeurs humanistes…

 

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Ils ont commencé avec des textes de Louise Michel.


Une comédienne incroyable d’émotion qui nous fait vivre la force de cette femme engagée et pédagogue…


« Je suis ambitieuse pour l’humanité ; moi je voudrais que tout le monde fût artiste, assez poète, pour que la vanité humaine disparût »


Et vous trouverez par ce lien le texte, proposé par les comédiens, du procès de Louise Michel.

 

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La Boétie en 1549 à 19 ans écrit « Discours de la servitude volontaire »


Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort.


Lire la suite du texte

 

 

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Et puis c’est ainsi que commence l’essai « l’homme révolté ». Albert Camus écrira

« Qu’est ce qu’un homme révolté ? Un homme qui dit non. Mais s’il refuse, il ne renonce pas : c’est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement. »

 

Vivre c’est résister. « A cette heure où chacun d’entre nous doit tendre l’arc pour refaire ses preuves, conquérir, dans, et contre l’histoire, ce qu’il possède déjà, la maigre moisson de ses champs, le bref amour de cette terre, à l’heure où enfin un homme, il faut laisser l’époque et ses fureurs d’adolescentes. L’arc se tord, le bois crie. Au sommet de la plus haute tension va jaillir l’élan d’une droite flèche, du trait le plus dur et le plus libre ».

 

Et là j’ai repensé à la question d’une jeune fille en CM1 à l’école Pierre Joncherie à Chatelaillon, alors que je venais leur raconter mon voyage.


Elle m’a demandé : « Pourquoi il n’y a pas qu’un seul pays dans le monde ? »… Sur le moment je n’ai pas su quoi lui répondre et j’ai revu rapidement ce voyage que je viens de faire et j’ai repensé à tous ces pays où l’on voudrait développer les mêmes systèmes de consommation, sans préserver les cultures, ni les langues.

 

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Je pars dans 10 jours pour le Costa Rica, je vais y aller pour trouver un endroit où construire une cabane… Une cabane qui accueillera des jeunes et des moins jeunes du monde, une cabane où l’on parlera éducation, culture et environnement. Une cabane citoyenne faite de nos ressemblances et de nos différences, où nous aurons l’occasion de faire des rencontres artistiques de tout genre… Une cabane dont la seule richesse sera ces rencontres de différents pays et peut être trouverons nous la réponse à la question de cette jeune fille…


Je vais commencer par aller voir Scott à Hojancha, puis les élections présidentielles auront lieu le 2 février, je vais essayer de vous en parler... Ensuite du 4 au 7 Février j’assiste au séminaire des professeurs de français des Amériques à Heredia… Puis je vais avoir quelques jours pour me balader dans le pays, je ne sais pas encore où je vais aller, je déciderai sur place…


Je vais vous faire suivre ce voyage sur Facebook et j’écrirai autant que possible sur le blog…


Albert Camus avait une jolie définition du peuple :


«  C’est ce qui dans une nation ne veut jamais s’agenouiller. »


«  C’est en ce peuple-là que nous voulons croire- et donc en ce qu’il est potentiellement présent en chacun de nous, au-delà des seules différences sociales, mais en sachant qu’elles existent et conditionnent beaucoup de nos rapports. De ce peuple là, nul n’est le représentant exclusif. Mais on peut tenter, c’est notre rôle, de porter une parole, qui toute singulière qu’elle sera, saura aussi donner écho aux souffrances, aux révoltes, aux espoirs et aux désirs qui agitent le monde dans lequel nous vivons. »

 

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Et puis parce qu'écrire c’est aussi créer des liens et découvrir d’autres cultures, je vous propose une liste de livres pour l’hiver proposée par Annick, ma grande sœur, bibliothécaire à St Lô, inspiratrice par son existence et ses passions de ce que je viens de vous écrire…

Merci à toi du fond du coeur pour ce que tu es et ce que tu offres... Je pense aussi très fort à Roger et Martine aujourd'hui... Bisous à vous...


 

Merci à vous toutes et tous qui nous suivez et à bientôt

 

 

 

 

 

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