MASSENET

Thaïs Acte 2 Méditation

Maxim VENGEROV

 

En Aparté

 

 

En Aparté aujourd'hui pour vous parler de Maxim Vengerov dont j'aime beaucoup les différentes interprétations. Il est pour moi le meilleur violoniste actuel, parce que j'ai toujours beaucoup aimé Yehudi Menuhin... Quelle classe... C'est lui mon premier concerto pour violon de Tchaikovsky... Les yeux dans les nuages...

 

J'ai envie de vous parler de Maxim Vengerov parce qu'il a fait ce que l'on devrait tous faire quand on fait un métier depuis longtemps. Aller voir ailleurs, tout en restant dans son domaine de compétence, mais prendre l'air, se détacher et sortir de sa routine, de ses habitudes.

Bien sûr elles sont  nécessaires, elles servent à progresser et à accompagner, il est important de trouver une certaine stabilité dans ses transmissions, mais il est important aussi de prendre un peu de recul parfois pour mieux y revenir, pour mieux les observer et les retrouver avec un autre regard.

Pas besoin de faire un tour du monde pour cela, nous sommes bien d'accord, mais passer, ne serait ce qu'une année à regarder les choses avec un autre oeil, se donner un autre projet, un autre moyen de s'exprimer et s'autoriser à aller chercher en soi quelque chose de différent.

 

J'aime beaucoup sa façon d'interpréter Tchaikovsky et Bruch, dont je vous ai déjà passé des extraits sur ce blog. Mais j'aime aussi quand il joue Mendelssohn, Brahms et Massenet, il vous emmène où il veut avec le son de son violon, un Stradivarius.

Maxim Vengerov à commencé le violon à 4 ans, il l'a posé trois ans pour se consacrer à la direction d'orchestre et il dit "Que c'est comme si il réapprennait à jouer"... Juste pour continuer à y prendre du plaisir.

 

 

 

La vidéo

 


 

 

Extraits de La Scena Musical Vol 8 n°3

 

Maxim est aussi professeur de violon


"J'ai alors décidé qu'il serait temps pour moi de partager mon expérience avec les autres, pas seulement en jouant, mais aussi en inspirant les autres à jouer. "

En cours de maître, Vengerov se révèle d'une perspicacité et d'un enthousiasme fulgurants. Il réussit à insuffler aux jeunes violonistes énergie, conviction, mais, surtout, imagination. Il cherche toujours l'image qui pousse l'élève au dépassement et n'illustre avec son instrument qu'en dernier recours, laissant place à l'expérimentation. Pour se consacrer entièrement à ses cinq étudiants réguliers de Saarbrücken, qu'il voit une semaine entière tous les mois, il a accepté de faire quelques sacrifices, comme de réduire le nombre de ses concerts de moitié. « Avant tout, j'essaie d'établir un contact humain, précise le jeune pédagogue. Je suis ami avec tous mes élèves. Ils sont mes futurs collègues. Qu'ils deviennent solistes, musiciens d'orchestre ou professeurs n'a que peu d'importance. C'est là que réside le pouvoir de la musique. La musique nous guérit, nous dirige vers le droit chemin et nous permet de vivre en harmonie avec nous-mêmes. À travers la musique, tant de choses peuvent être résolues ! En observant mes élèves, au fil du temps, je découvre comment ils ont évolué. Ils deviennent si merveilleux, si beaux en tant que personnes, en tant qu'êtres humains ! Voilà le pouvoir qu'a eu la musique sur moi et qu'elle continue d'avoir.

 

Même s'il fréquente les plus grands compositeurs par procuration et les personnes connues au fil de ses concerts-bénéfice, Maxim Vengerov garde la tête froide et les pieds bien ancrés dans la réalité : « Je ne suis qu'un autre être humain, avec mes faiblesses et mes défauts. Seulement, je joue du violon et je suis très chanceux. » Ses plus grandes qualités restent, selon lui, sa facilité d'adaptation, sa capacité à accepter les autres, sa générosité et son ouverture à l'amour : « Pouvoir aimer et me laisser aimer : avec la communication, voilà les vrais trésors de la vie. » Dans un monde idéal, il souhaiterait poursuivre son parcours tout simplement. « Voyager comme je le fais, jouer pour les gens, rencontrer des personnes enrichissantes, faire de la musique. C'est un vœu très simple. » Il marque une pause : « Peut-être est-il déjà réalisé. » Il faut continuer à rêver...

 

 

C'est quoi votre rêve à vous ?


 


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