B.O.House of Flying Daggers

Le secret des poignards volants

Shigeru Umebayashi

Lovers

 

 

Je vous propose une nouvelle rubrique qui va s'appeler

"APPRENDRE DANS LE MONDE"

et qui aura plutôt sa place dans l'onglet de l'Anthropologie ou de l'Ethnologie .

Elle permettra aussi de créer des passerelles avec nos méthodes d'apprentissage.

Une ou deux fois par mois, je vous raconterai ou je trouverai un article sur un apprentissage particulier dans un pays.

 

Je vous prépare aussi une prochaine balade et je m'intéresse à cette nouvelle école Montessori qui vient d'ouvrir à L'Armor Baden (56)

 

C'est le moment d'en profiter pour vous inscrire à la Newsletter

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APPRENDRE DANS LE MONDE 

 

 

APPRENDRE L'ANGLAIS EN CHINE 

 

 

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Beijing (Pékin)

 

Quand j'ai découvert cet article cela m'a fait sourire. Je me suis souvenue des difficultés que nous avions rencontré en Chine pour se déplacer et pour communiquer. Les Chinois parlent aussi bien l'anglais que les Français, c'est vous dire. Pourtant nous y étions juste avant les Jeux Oplympiques en 2008.  Il était impossible d'acheter un billet de train sans interprète à Beijing (Pékin) et à Shanghaï, tout était beaucoup plus simple à Hong Kong.


 

DSCN6140.JPGGare de Beijing (Pékin)

 

 

Le sujet m'intéresse parce que je retravaille mon anglais avec des méthodes diverses de Elearning (Méthodes interactives sur internet).

 

Pourquoi parlons-nous si mal l'anglais ?

Certains disent que c'est à cause du général de Gaulle qui a refusé que l'on devienne trop vite des américains. D'autres vous diront que comme nous n'avons pas d'accent tonique dans notre langue, nous ne savons pas les utiliser dans les autres. D'ailleurs petit exercice, essayez de prononcer correctement "Manhattan" en Américain... Allez à New York et proposez leur votre accent, je pense que vous risquez de chercher le quartier un moment...

Vous pouvez aussi le faire avec "Bondi Beach" à Sydney, vous verrez c'est très drôle...

 

Il y en a qui pensent que nous devons défendre la francophonie et qu'il ne faut donc pas apprendre l'anglais. Quand on voyage un peu on parle majoritairement l'anglais et il est très frustrant de ne pas pouvoir échanger, juste parce que l'on n'a pas suffisamment de vocabulaire, les Allemands, les Polonais et les pays du nord de l'Europe parlent parfaitement cette langue. Les Américains du Sud et notamment les Argentins, font aussi beaucoup de résistance, mais c'est en partie à cause de la guerre des Malouines (Falklands War) qui a pourtant contribué à la chute de la junte militaire et à la transition démocratique.


 

DSCN6233.JPG Rue principale de Shanghaï


 

Le choix de l'apprentissage d'une langue est un choix politique, un choix de réforme des apprentissages.

On sait, et le travail sur le cerveau vient aussi confirmer ces théories, que l'on apprend mieux les langues à un jeune âge. Cela ne nous empêche pas de les apprendre ensuite, avec des méthodes adaptées, mais il y a des périodes de la vie plus propices à des apprentissages qu'à d'autres.

Nous connaissons la bonne méthode, il est nécessaire de s'immerger et d'apprendre en pratiquant chaque jour avec des natifs ou au moins avec des anglophones.

En terminal j'avais une prof d'anglais qui parlait plus le français pendant ses cours que l'anglais. Et pourtant, grâce à quelques séjours linguistiques en Angleterre et un prof d'anglais en première qui commençait tous ses cours par "Good Afternoon" et les finissaient par "Bye, see you soon", je parlais pratiquement couramment.

Comme j'étais en B (Sciences Economiques) nous n'avions pas accès aux labos qui étaient réservés aux A (Lettres et langues), mais nous avions réussi, grâce à quelques internes, à y avoir accès quand ils n'étaient pas utilisés.

 

Et puis la vie vous éloigne de certaines pratiques et il est évident qu'une langue non pratiquée se perd... Je me rends compte aujourd'hui qu'en retravaillant un peu cela revient petit à petit, mais je sais que je reparlerai correctement l'anglais en pratiquant régulièrement.


Ce qui est vrai pour les langues l'est aussi pour le reste. C'est parce que l'on met en pratique et que l'on entretien des savoirs et des savoir-faire que l'on est capable de progresser et de le faire évoluer. C'est comme le vélo, on n’oublie jamais, mais quand on remonte dessus, cela demande quelques jours d'adaptation. Si l'on en fait régulièrement depuis son jeune âge, on est de plus en plus à l'aise et avec des méthodes encore plus appropriées on peut devenir sportif de haut niveau.

 

J'ai eu envie de vous proposer cet article parce que vous verrez que finalement on a parfois l'impression que cela se passe dans nos établissements scolaires.

Proposer d'autres méthodes à toujours été déstabilisant pour les autres acteurs de l'apprentissage. Se remettre en question, ou remettre en question la manière d'acquérir le savoir et le savoir-faire requièrt la mise en place de nouvelles méthodes.  Quand vous enseignez depuis vingt ans de la même manière et que l'on vient vous démontrer que finalement d'autres méthodes existent et qu'elles apportent des résultats cela doit bouleverser quelques représentations.

 

 

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Dossier

Anthropologie de l'éducation : pour un tour du monde

 

Un aller simple. Parcours d’une enseignante novatrice en Chine continentale

 

Huhua Ouyang

Centre de Linguistique et de Linguistique Appliquée
Faculté de Langue et de Culture Anglaises
Université des Études Étrangères à Canton
Guangzhou, China 510420

en_ouyang@hotmail.com

 

Le Dr H. Ouyang est un ethnologue chinois qui a donné un aperçu brillant sur les cultures d'apprentissage et les besoins des étudiants chinois.

 

Résumé 

Cet article se fonde sur le récit de vie d’une enseignante chinoise qui, après une formation liée à une réforme de l’enseignement de l’anglais, a mis en place une pédagogie innovante dans son village de Chine continentale. Il révèle le bouleversement très complexe, souvent dangereux, des idéologies et des relations de pouvoir inhérentes aux réformes pédagogiques qui sont un microcosme où interviennent d’autres changements, ceux de la société en général. Il reflète également l’inadaptation de la formation des enseignants dans leur préparation à dépasser les micropolitiques d’une réforme pédagogique en apparence neutre et bénéfique à tous.

 

Lire l'article cliquez sur ce lien

Huhua Ouyang « Un aller simple. Parcours d'une enseignante novatrice en Chine continentale », Education et sociétés 1/2006 (no 17), p. 49-72.

 

Il est un peu long, mais passionnant, prenez un peu de temps...

Pour ceux qui ne voudraient lire que l'histoire sans l'analyse je vous conseille de démarrer à la partie  Cheng ou l’Histoire d’une Migration

Pour ceux qui souhaitent lire l'analyse, vos pouvez commencer par l'histoire et ensuite lire la note de l'auteur et les trois premières parties.

 

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