GERSHWIN

Piano concerto in F major: Allegro agitato

Hélène GRIMAUD

 

 

Magali

 

Apprendre dans le monde : Toronto (First part) 

 

«Il y a une énorme solidarité qui m’a vraiment touchée, qui m’a vraiment impressionnée. J’arrive de France je cherche un job dans tel domaine, là la personne elle va te dire : Va ici… va voir untel»  « Il y a pleins de dispositifs tu as des cours à pas cher… il est facile de rencontrer les gens, ils sont vraiment dans le contact direct, dans la communication directe, c’est plus difficile par contre de créer de l’intimité… On est beaucoup dans la relation, quand on se voit c’est toujours à l’extérieur…»

 

Et là tu rentres…Difficile ?

 

«Oui difficile, mais j’ai fait un petit intermède à Barcelone, j’avais envie de beauté, j’avais besoin d’une transition, d’être un peu seule avec moi-même avant de rentrer. Et je suis rentrée en France, chez ma mère et là tu as l’impression que tout est nouveau, que tout est à reconstruire…»


On lui propose du boulot de nouveau dans le marketing, avec éventuellement après une évolution vers du développement personnel, mais à ce moment là Magali a envie de travailler chez elle, ça ne correspondait pas à ses attentes, elle a refusée la proposition. Elle a réfléchi à ce qu’elle pourrait faire dans la formation et puis surtout dans l’accompagnement, l’accompagnement sous qu’elle forme elle ne savait pas encore… Et puis elle était en contact avec un consultant du nord de la France et début 2009 elle commence à intervenir pour lui auprès de ses clients et le volume d’intervention grandit au fur et à mesure. Aujourd’hui elle travaille toujours pour lui.


« Ce que je voulais quand même c’est créer quelque chose de différent, ne pas faire de la formation ou de l’accompagnement à l’identique de ce qu’il se fait ici. Donc c'est ce que j’ai fait, parce que je lisais aussi pas mal de choses depuis 10 ans en communication et que j’avais fait un certain nombre de formations. Pour moi le moment était venu d’arrêter de me former et de faire le point sur tous mes acquis et d’en faire ma propre alchimie, ma propre proposition. Et c’est ce que j’ai fait, j’ai tout rassemblé, tout ce que j’avais pu intégrer et j’ai réfléchi à comment j’allais le proposer. Donc j’ai fait une formation qui m’a beaucoup aidé à formaliser tout ça et puis après c’était parti.»


«Dans ma formation à la communication j’y inscris ma propre créativité.»


C’est un melting pot de sa formation de base et des ressources acquises au Canada. Elle a réussi à formaliser ce qu’elle voulait faire, parce qu’à Toronto elle a trouvé la manière dont elle voulait le proposer.


«C’est comme si le Canada avait été le booster pour rassembler et puis aussi, parce que comme il a fallu que je communique beaucoup à l’oral et que j’étais plutôt réservé, ça m’a obligé à travailler sur moi pour pouvoir faire face aux exigences dans le domaine professionnel.»


Elle a eu accès à des techniques qu’elle a eu envie de venir partager, pour les rendre accessibles à d’autres. Parce qu’elle croit à ces techniques et qu’elles lui ont permis elle-même d’avoir accès à d’autres compétences. Elle a souhaité proposer un autre schéma de communication, pour réfléchir sur soi ou communiquer avec les autres.


«C’est pas forcément en décalage avec ce que les gens attendent, mais c’est en décalage avec notre culture. Nous on est dans une culture du mental, du savoir, alors qu’au Canada on est sur une culture de la pratique, de la mise en pratique. Dans toutes les formations que j’ai pu faire, la théorie a toujours été brève et tout de suite après on passe à la mise en pratique… Et après pour soi, tu garde ce qui marche… C'est-à-dire que ce qui va marcher pour moi, ne va pas forcément marché pour toi ou pour quelqu’un d’autre… C’est la mise en pratique qui te permet d’en être conscient… Et c’est aussi pour cela qu’il existe une diversité d’outils de développement… Les outils que je propose ne parle pas à tout le monde et tant mieux, ça permet une diversité, une richesse… faire le lien entre la théorie et le terrain… Mais ce n’est pas dans notre culture… Quand on va dans une formation on s’attend à avoir un cours magistral… Quand tu vas à une conférence en France, pendant deux heures tu es assis tu écoutes, tu notes énormément de choses, mais il n’y a pas d’interactivité en fait… Alors que là dans ma méthode, à un moment donné tu vas être sollicité, évidemment si tu le souhaite, pour faire un exercice, échanger avec quelqu’un… Moi c’est vraiment ce qui me donne du plaisir, parce que aujourd’hui je ne peux plus être seulement dans mon mental.»


«Moi ce qui m’intéresse c’est d’allier le mental et l’émotionnel… Et l’on ne peut être dans l’émotionnel que lorsque l’on rentre dans la pratique. Vraiment ça passe par soi, je vais avoir du plaisir si en face c’est captivant, il va y avoir une connexion et la connexion est toujours émotionnelle, elle n’est pas mentale, c’est une énergie qui passe. C’est ça que j’ai appris d’eux. Si on ne s’en tient qu’à l’intellect, ça n’a pas d’âme, pas de saveur.»


«Depuis l’âge de 22 ans où j’ai ouvert mon premier bouquin en développement personnel, c’était un livre Québécois, on m’a proposé une mise en pratique. On a eu dix pages de théorie et hop exercice. Depuis cet âge, tous les bouquins ou il m’est proposé de la pratique, je le fais, j’expérimente. En fait cette expérience à Toronto à été une validation d’un amour qui est né déjà bien plus tôt, dans leur manière de faire. »

 

Et après c’est le temps qu’il faut de maturation, d’expériences, de rencontres qui font qu’à un moment donné on se retrouve face à une évidence, parce que c’est à cela que l’on a envie de répondre, et ça demande du temps et des étapes.

 

«Peut être que si j’étais restée au Canada je n’aurais toujours pas formalisé ma mise en pratique. Peut être que je serais restée dans l’apprentissage, parce que parfois on a le sentiment de ne pas avoir suffisamment acquis. Mais on n’a jamais assez acquis, sauf qu’il y a un moment ou c’est le moment de le faire et il faut que tout soit en phase et ça on ne décide pas de cela…»


«J’avais trouvé ma mission de vie qui est d’accompagner les gens par la formation et l’accompagnement, une fois que tu as trouvé ça tu es dans la précipitation, tu veux que ça se mette en place super vite… Tu veux absolument le faire… Six mois après être arrivée à Toronto j’avais déjà un projet en tête… Après tu lâches prise, parce que ce n’est pas mûre et que tu as encore du chemin à faire… Donc j’ai lâché prise et c’est certainement pour cela que ça a été possible… L’Amérique du nord ça reste mon pays… Je veux être légère de différentes cultures… ça passe par moi et ça s’exprime dans ce que je fais, c’est ça ma vie...»

 

 C’est un mélange de cultures, filtrées par ce que l’on est et l’on en fait une essence, quel parfum je lui donne à ce mélange et à cette manière de faire ?…

« Oui c’est comme un parfum, différentes essences qui sont mélangées pour créer un parfum».

 

J’ai rencontré Magali dans une soirée chez des amis en Avril 2009… Il y a des gens comme cela que l’on rencontre dans la vie en sachant que l’on va partager des choses, que l’on est sur la même longueur d’onde et que de toute façon ce n’est pas un hasard de se rencontrer à ce moment là…

On savait l’une et l’autre que l’on pouvait s’apporter quelque chose. Non pas que les relations humaines sont forcément intéressées… Mais qu’elles viennent répondre à notre besoin du moment et à ce que l’on a surtout envie de vivre et de partager avec l’autre…

 

Magali cherchait un moyen pour développer son concept, j’étais à l’époque consultante et formatrice indépendante, je passais par une société de portage salarial pour développer mes affaires et je représentais aussi cette société sur Nantes pour développer du contact et des réseaux de consultants… J’ai donc proposé à Magali de rejoindre ce réseau et nous avons beaucoup discuté de son projet…

 

Moi, un peu plus tard, j’ai eu envie de changer de vie, cherchant désespérément à trouver une lumière intérieure et ne serait ce que l’ombre d’un projet un peu stimulant… J’ai assisté à un atelier de Magali et puis je lui ai proposé de me coacher pour réfléchir à ma future vie professionnelle en 2011.

 

J’ai adoré… Certainement parce que les techniques qu’elle a utilisé correspondent complètement à ma manière de fonctionner. Elle m’a laissé gentiment aller dans toutes les directions pour finalement me cogner le nez dix fois sur des certitudes d’obligations de vie. Je suis passée par toutes les phases, un vrai feu d’artifice, sans m’en rendre compte… Pour quelqu’un qui cherchait continuellement à contrôler c’est un peu déphasant… Alors j’ai lâché prise… Pour enfin en arriver à ce projet que je ne réalisais pas … Pour de très bonnes raisons !!! ... On a bien fait de se rencontrer...

 

J’avais envie de vous parler de Magali qui a créé Maple Muse. Il faut parfois aller ailleurs et revenir pour apporter une autre manière de voir, à ceux pour qui les méthodes ou les outils ne correspondent pas forcément à leur développement, là où ils se trouvent… Du coup cela peut aussi, peut être, les aider à aller eux même voir ailleurs ce qu’ils pourront apprendre…

 

Il y a des gens qui s’épanouissent complètement là où ils sont et à qui les méthodes correspondent tout à fait… Il y en a d’autres qui ont besoin d’autre chose… D’aller voir et trouver ailleurs…

Magali pour moi est aussi un peu canadienne, elle est française et canadienne. C’est ce que je lui ai dit quand on a discuté de son projet. Elle dit d’ailleurs aujourd’hui, que c’est grâce à cela qu’elle a mis son projet en place en France, parce qu’elle commençait à revenir dans le moule et que je lui ai dit : «Moi ce que je veux voir sur cette plaquette c’est Magali la canadienne» et ça l’a boosté… Comme quoi, on fait bien de dire ce que l’on ressent parfois…


C'est aussi elle qui me donnera quelques cours d'anglais intensif juste avant mon départ, histoire que je sois opérationnelle dès mon arrivée sur le terrain...


Je ne suis pas sûre qu’elle reste en France. Je la sens bien repartir un jour dans d’autres pays anglophones… Une autre étape, la suite d’une histoire professionnelle, qui évolue grâce aux rencontres et aux compétences que la vie nous propose chaque jour.

 

Merci Magali d’avoir pris le temps de me raconter ton histoire…

 


 

 

maplemuse-large.png

 

Maple Muse aujourd’hui c’est : 

Magali et Stéphanie qui développent des ateliers et des accompagnements… N’hésitez pas à les rencontrer, c’est toujours sympa de rencontrer les gens et de discuter avec eux de ce qu’ils font… Lien vers le site…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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