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Je suis arrivée le samedi 24 novembre 2012 au Costa Rica, le lundi suivant, Maud qui travaille à l’ambassade de France autour des questions de l’éducation et de l’enseignement, m’a proposé de partager un diner avec Romain, Sonia et Sofia. Pendant cette soirée, Sonia et Sofia qui sont enseignantes dans des maternelles bilingues ont accepté d’organiser un skype avec une école maternelle en France. Elles ont mis trois jours à tout organisé avec l’informaticien de l’école, elles sont allées chercher une webcam et le vendredi quand je suis arrivée tout était prêt…

 

Le téléphone a sonné, Sofia a décroché et ouvert la fenêtre vers ce monde de l’autre coté de l’Atlantique, on est tous restés sans voix, vivant ce moment de rencontre avec une grande intensité… Là bas, à Monnières ils étaient aussi tous sous le charme de ce moment partagé… Et puis on a chanté, on a échangé sur ce que l’on faisait… Personne n’arrivait à raccrocher… Je me souviendrais de ce moment toute ma vie, j’ai fais ce voyage pour vivre cela et je veux en vivre d’autre…

 

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Elèves des classes bilingues en Français/Espagnol de Sofia et Sonia à Tara...

 

 

Voilà comment à commencé cette étape au Costa Rica et j’y ai rencontré pleins de gens…

J’ai aussi eu la chance d’assister, toujours grâce à Maud, au séminaire des profs de français au Costa Rica. Mais il y avait aussi des profs du Salvador, du Nicaragua, du Honduras et du Guatemala, ils étaient là en prévision du séminaire 2014 qui réunira des profs de français de toutes les Amériques, un séminaire organisé par l’ACOPROF, l’association des professeurs de français du Costa Rica en partenariat avec l’ambassade de France, l’alliance française et le ministère de l’éducation et son département bilingue au Costa Rica… 800 personnes sont attendues, mais si on y va cela fera plus.

 

Pourquoi j’apprends, à quoi ça sert ?

Pourquoi j’apprends le français au Costa Rica et pourquoi ces enseignants le défendent-ils avec autant d’enthousiasme.

 

Gaby, la présidente de l’association m’a regardé très simplement et m’a dit : Parce que c’est une belle langue et que pour nous elle est aussi synonyme de paix. Il faut venir ici pour entendre des choses pareilles.

 

Le français est obligatoire à partir du secondaire. Pendant deux ans, les jeunes apprennent cette langue et ensuite ils choisissent entre l’anglais ou le français. Les Etats Unis et ses compatriotes sont omniprésents au Costa Rica. Que ce soit pour le tourisme ou pour les affaires, l’anglais est une langue que l’on parle facilement ici. Les jeunes Costariciens ont donc tendance à choisir cette langue qui leur permettra peut être aussi de trouver un emploi.


Durant l’inauguration en présence de l’ambassadeur de France, des jeunes ont mis en scène les raisons pour lesquelles il fallait apprendre le français.

 

 

 

 

 

Mais apprendre au Costa Rica ce n’est pas qu’apprendre le français bien sûr…

 

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Voici l’emploi du temps d’une classe de Horanja… Dans les écoles publiques la religion est aussi présente, il n’y a pas au Costa Rica de séparation entre l’état et l’église, à Tara au moment du goûter, les enfants disent le « Notre père ». Ce n’est pas obligatoire, mais je n’en ai pas vu un qui ne le disait pas. Les repas sont fournis par l’école, il y a beaucoup de familles qui n’ont pas les moyens de nourrir correctement leurs enfants, donc l’école prend en charge et l’on prie pour cela…

 

Ici aussi on trouve des groupes du matin et des groupes du soir, il n’y a pas assez de locaux pour que tout le monde puisse être à l’école en même temps. Lucrecia qui enseigne le français à Limon, espérait cette année qu’elle aurait une classe. L’année dernière elle enseignait sous l’arbre de la cours, parfois elle avait accès au réfectoire… Si cette année elle n’obtenait pas de moyens pour construire une salle, elle allait demander aux élèves d’amener une branche de bambou pour construire une petite salle.

 

Apprendre dans le monde n’est pas si simple pour tout le monde… Tant que l’on ne répond pas aux besoins essentiels de subsistance, il est forcément plus difficile d’y arriver. Et même si le gouvernement au Costa Rica investit beaucoup dans l’éducation, les moyens ne sont pas les même et les objectifs non plus.

 

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On apprend aussi les mathématiques, l’espagnol, l’histoire, les sciences, la musique et on fait de l’éducation physique. Les programmes sont très proches de ce que nous faisons en France. Ici aussi à l’école on développe plus facilement le savoir que le savoir faire et le savoir être. On commence l’école à 5 ans et elle est obligatoire jusqu’à 16 ans, et l’on va au primaire au secondaire. Souvent on s’arrête là pour ensuite travailler, il y a des universités. . Le taux d’analphabétisme est le plus faible de toute l’Amérique centrale avec seulement 2% de la population concernée.

 

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Et puis j’ai aussi rencontré tous ces guides dans les parcs, qui sont formés, ou dans des écoles à San José, ou autodidactes puisqu’élevés dans leur milieu et connaissant parfaitement leur environnement. Cela me rappelle une réflexion de Claude Lévi-Strauss, je ne sais plus si c’est dans « Triste tropique » ou « Pensée sauvage » qui disait que l’on prend les gens d’Amazonie pour des sauvages alors qu’ils connaissent le nom de plus de 800 plantes ainsi que leurs vertus ou médicinales ou alimentaires, à quel type de savoir donnons nous de la crédibilité, du pouvoir ? 


Ici j’ai rencontré des gens qui connaissent la nature, leur nature, en l’ayant apprise de leurs parents, de leurs expériences et aussi pour certains, en ayant fait des études… Ce qui vient effectivement confirmer, mais on le savait déjà, que suivant les méthodes et les besoins, l’on apprend de différentes manières et que chaque méthode correspond à une situation, une histoire, une sociologie, une psychologie, une science humaine de l’apprentissage.

Au Costa Rica on espère trouver du travail et augmenter son niveau de vie, pour avoir une maison, une voiture, et partir en vacances dans les cabinas et peut être un jour en Europe. Au Costa Rica on apprend aussi pour améliorer ses conditions de vie, mais c’est ici je pense que j’ai rencontré le plus de gens satisfaits de leur condition et qui aiment aussi vivre des richesses de leur pays… Alors ils essayent de le protéger malgré l’envahissement croissant des nord Américains et aussi l’arrivée des fonds chinois sur le marché… Il est du coup question d’intégrer le mandarin dans les programmes de langue… Le Costa Rica est « à vendre », apprendra t’il à se défendre pour préserver sa nature… La population rencontrée à l’air prête à une forme de résistance… mais cela suffira t-il ?

 

Le monde évolue et il est nécessaire qu’il s’adapte, mais n’en oublions pas l’humain pour autant et faisons attention à ce que nous croyons essentiel pour vivre… Venez apprendre sur vous, ici, c’est un apprentissage qui donne l’occasion de retrouver ses sens… Le GBS comme disent les québécois… Le Grand Bon Sens… Celui de la vie, de toutes les vies…

 

IMGP5548.JPGAuckland vue du Mont Eden...

 

Je suis en Nouvelle Zélande, après quelques jours à Auckland je suis arrivée à Wellington où je vais aller à la rencontre d’écoles… Un pays où la connexion internet est très chère, entre 3$ et 5$ l’heure de connexion, des zones wifi gratuites dans les villes et pour ce qui est de skyper je vais voir comment sont équipées les écoles… J’ai 12h de décalage avec la France… 12h d’avance… Mais ça ne va pas m’empêcher de vous faire découvrir ce pays…

Wellington… J’aime cette ville, même si j’ai un peu de mal à me remettre de ce séjour au Costa Rica… Je vais aller vers eux, vers ceux qui nous font vivre aussi de belles histoires cinématographiques… Je suis sûre que je vais une fois de plus me laisser séduire par ce peuple qui est attentif, plein d’humour et proche de sa nature… Juste le temps de les rencontrer et d’ouvrir une autre part de mon cœur… Henny, une petite fille d’origine Maori, m’en a déjà donné l’occasion en trouvant un peu de place sur mes jambes pour s’endormir dans le bus, entre Auckland et Wellington…

 

IMGP5684.JPGArrivée sur Wellington... Lever du jour...

 

 

Et puis aujourd'hui Dimanche 27 Janvier j'ai envie de vous dire...

 

Liberté, égalité, fraternité pour tous…

 

Je pense au mouvement du jour en France…Et je suis solidaire...

 

Apprendre à se connaitre et à vivre ensemble... C'est ce qui favorise la paix...

 

Je voyage pour permettre cette liberté, cette égalité et cette fraternité...


Alors forcément je viendrais l'exprimer autant qu'il sera nécessaire de le faire...

 

Nous sommes tous égaux en droits…

 

Ici aussi ils vont le dire pendant un mois…

 

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Les croyances c'est une autre histoire...

Pour moi, c'est réaliser ses rêves et créer des souffles d’humanité…

Enjoy the life... ;-)))

 

Merci à tous, très bon dimanche...

 

A bientôt

 

 

 

 

 

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