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Y voyez-vous des frontières ?

Mes chères et chers Ami(E)s

Le jour du départ pour le Costa Rica approche. Je prends le chemin de la quatrième Cabane.

J’ai reçu une magnifique nouvelle cette semaine pour le projet en France.

Lors de notre visite dans les Deux Sèvres avec Julie et Chloé, nous avions rencontré Gilbert et Marguerite qui ont décidé de vendre leur maison et leur terrain, pour aller s’installer en ville, recherchant la proximité et le lien social.

Nous leur avions dit, lors de cette belle rencontre, que cette maison et ce terrain seraient parfaits pour le projet, mais que pour l’instant nous n’avions pas l’argent. L’objectif étant au départ de commencer par installer un potager et un poulailler pour chaque pays choisi, trouver aussi une école partenaire et qu’ensuite nous irons chercher un financement pour l’ensemble de la construction des Cabanes. Cela peut prendre encore une bonne année de travail et de mise en place.

Gilbert et Marguerite souhaitaient quelques engagements que nous ne pouvions pas leur assurer.

Il y a une petite équipe dans les Deux Sèvres qui nous sert de relais de communication, Marianne, Anne, Sylvine, Yvan. C’est aussi avec eux que nous cherchons à développer un habitat groupé. Le jardin de la Cabane sera aussi celui de l’habitat groupé, de façon à créer des liens et à entretenir régulièrement et à des âges différents, ce qui viendra en partie nous nourrir.

Et puis la vie vous fait des cadeaux. Gilbert et Marguerite, après avoir écouté Julie et Chloé, après avoir aussi entendu l’enthousiasme de notre équipe sur place, ont choisi de participer à notre projet.

Ils mettent la vente en suspens, ils nous offrent un bout de terrain pour commencer le potager et le poulailler déjà existant pourra accueillir nos poules. Gilbert sait que nous n’arracherons pas ses rosiers devant la maison. Ils savent aussi que des jeunes du monde, viendront un jour se rencontrer dans la Cabane que nous construirons au fond du jardin et ils savent aussi qu’ils seront toujours les bienvenus pour partager un moment d’échange et de convivialité.

Alors forcément tout cela nous donne des ailes. L’objectif étant d’arriver à acheter la maison et les terrains avant la fin de l’année. Le jardin va servir de beau prétexte à accueillir des jeunes et moins jeunes qui viendront échanger sur «Se nourrir» mais aussi  bien évidemment sur «L’apprentissage» et tous les thèmes qui feront la richesse des Cabanes, l’éducation, la culture, l’environnement et la paix. Nous allons mobiliser pour permettre à ce lieu de devenir ce qu’il vient de nous offrir. Un lieu de rencontres, un lieu d’expressions, de toutes sortes d’expressions.

Toutes les Cabanes aujourd’hui ont trouvé leur dynamique. Elles n’en sont pas toutes au même point, mais elles ne le seront jamais, ce n’est pas une compétition, c’est un lieu de vies. Elles seront différentes, même si leur philosophie sera la même.

La Cabane au Kenya, la plus avancée à ce jour, peut déjà être très fière de son poulailler, nous vivrons le début du potager d’ici quelques semaines… Clémence, Mathilde, Justine, Mélanie, Kelly et Matthieu continuent de participer activement à ce que les enfants de l’orphelinat, puissent un jour grandir plus sereinement des fruits de ces échanges.

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Y voyez-vous des frontières ?

La Cabane au Cambodge cherche elle à aller sur place pour rencontrer les futurs partenaires de ce projet. Mélanie, Violette et Margot vont s’organiser d’ici fin mai pour trouver les fonds nécessaires. L’objectif est de faire le voyage pendant les vacances de la Toussaint en 2017.

Pour la Cabane au Costa Rica, je vais donc sur place d’ici quelques jours afin de trouver le lieu et les personnes qui pourraient être intéressées. Je vais aussi essayer de trouver une école canadienne qui acceptera de participer à cette belle aventure.

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Vous y voyez des frontières ?

Et vous quel est votre verbe ?

 

J’ai lu une lettre qui s’appelle «Trouve le verbe de ta vie, pas le métier mais le verbe ». Je vous la mets en lien, elle vous intéressera peut être aussi.

En lisant cette lettre, j’ai repensé à tout ce que j’ai fait dans ma vie. Aux choix, pas toujours les miens effectivement, en tout les cas pas mes choix de cœur.

 

A dix sept ans, je voulais être photographe reporter. Je n’ai pas eu le courage de partir à ce moment là. Pas l’énergie ou peut être même que je voulais simplement répondre à ce que l’on me proposait, ce que l’on attendait de moi. Ne pas décevoir, ne pas se mettre trop en danger. Peur de l’inconnu, peur de perdre, peur de ne pas être à la hauteur.

 

Mes verbes aujourd’hui sont : Créer du lien, construire des ponts, voyager, rencontrer, observer, analyser, transmettre. Il y en a certainement d’autres, mais ce sont ceux là qui me viennent naturellement. Je vis pour construire des Cabanes avec des gens du monde afin qu’ils se rencontrent, se découvrent et puissent vivre ensemble en toute liberté, en toute intelligence grâce à l’éducation, leur culture, la nature et en paix. C’est ce pourquoi je vis.

 

Et vous ? Parce que forcément ça m’intéresse. J’espère bien qu’un jour nous échangerons tout cela dans l’une de ces Cabanes. Parce que ça aussi je suppose que vous l’avez compris. Nous allons les construire et leur donner tout le sens qu’elles méritent. Celui de nos vies et de nos cœurs et je suis très fière de vivre ce projet avec cette jeune génération qui m’amène à réfléchir à ce que nous voulons être demain. Quels sont vos verbes aussi à vous ?

 

Je vais vous faire vivre ce voyage et ces rencontres au Costa Rica autant que possible, vers la quatrième Cabane. Les premiers jours je vais les partager avec Roger et Lyli, mes parents, une vraie chance, un vrai bonheur. Je les emmène là où j'ai découvert cette magnifique notion "d'être vivant".

 

Je vous embrasse.

 

On vous embrasse.

 

Chris et Pépite

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The Dance of Youth

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